Qualité de l’air : le chauffage au bois et les particules fines

Bonne nouvelle ! On constate une nette amélioration de la qualité de l’air en France : les concentrations totales de PM2.5 (particules fines) ont diminué de 7.4% !

La qualité de l’air s’est améliorée !

La qualité de l’air est l’affaire de tous. Soutenue par les pouvoirs publics, les citoyens mais aussi par les normes européennes (Norme Ecodesign par exemple), la qualité de l’air en France s’est nettement améliorée. Le laboratoire indépendant CERIC a publié en avril 2026 son avis d’expert concernant l’évolution de la contribution du chauffage au bois aux concentrations de PM2.5 (émissions de particules fines). Les résultats sont positifs.

Entre 2021 et 2025, les relevés effectués par 89 stations de mesure françaises montrent que les concentrations de PM2.5 attribuées aux activités hivernales dont le chauffage au bois, ont baissé de 23% ! Les concentrations globales nationales ont quant à elles chuté de 7.4%.

Comment expliquer ces améliorations ?

La modernisation du parc à bois

La modernisation du parc à bois est une première explication. En effet, alors même que l’on comptabilise plus de 700 000 appareils de chauffage au bois installés ces 4 dernières années, les émissions de particules fines diminuent. Résultat obtenu notamment grâce aux appareils de chauffage qui – encadrés par des normes telles que la norme Ecodesign – ont vu leurs performances énergétiques augmenter. On parle des nouvelles installations mais également des remplacements des vieux équipements tels que les foyers ouverts ou les appareils dits « ancienne génération ».

La qualité du combustible

La qualité du combustible joue également un rôle primordial dans la diminution des particules fines. Le marché français se divise en deux : les consommateurs de bois bûches qui représentent 33 millions de stères et les consommateurs de granulés de bois qui avoisinent les 2.5 millions de tonnes. Les consommateurs français favorisent les circuits courts et les distributeurs locaux.

De plus, l’arrêté national de 2022 impose aux revendeurs de combustibles bois énergie des critères de qualité comme par exemple un taux d’humidité inférieur à 23% (si supérieur à 23%, il doit être séché avant d’être brûlé). L’objectif est bien d’inciter au mieux les utilisateurs à brûler du bois sec, de qualité, calibré, pour offrir un meilleur rendement et limiter substantiellement l’impact sur la qualité de l’air.

Des comportements plus responsables

Force de communication, les acteurs de la filière bois communiquent davantage sur les bonnes pratiques liés au chauffage au bois. De l’installation à l’entretien, il est important de faire appel aux professionnels du secteur. En effet, faire installer son appareil de chauffage au bois par un professionnel permet d’assurer un bon dimensionnement et de régler au mieux l’appareil en fonction de son logement. Par la suite, il convient de suivre les recommandations d’entretien et de nettoyage du fabricant de votre appareil et de le faire ramoner par un professionnel.

Le CERIC met également en lumière les résultats positifs du plan de sobriété énergétique mis en place par la France en 2022 lié à la consommation électrique. Les bons gestes pour la planète ont été adoptés : 12% de consommation en moins ! Bravo les Français !

Pour en savoir plus cet avis d’expert : Mise à jour de l’étude qualité de l’air : quelle contribution du chauffage au bois aux émissions de particules fines ?

Les études du CERIC

La dernière étude remonte à janvier 2024 : elle émettait le constat que la contribution du chauffage au bois domestique représentait moins de 22.4% des concentrations nationales contrairement aux 64% annoncés dans les médias.

Pour en savoir plus sur l’étude réalisée en 2024 c’est par ici : Qualité de l’air : quelle contribution du chauffage au bois aux émissions de PM2,5 ?